Archive for the 'Soyons sérieux' Category

La fin

Mercredi, février 4th, 2009

The book begins with contractors arriving at Arthur Dent’s house, in order to demolish it to make way for a bypass. His friend, Ford Prefect, arrives while Arthur is lying in front of the bulldozers, to stop them from demolishing it. He tries to explain to Arthur that he is actually from a planet somewhere in the vicinity of Betelgeuse and that the Earth is about to be demolished. The Vogons, an alien race, intend to destroy Earth to make way for a hyperspace bypass.

The two escape by hitching a lift on one of the Vogons’ ships; this is, however, against Vogon regulations and when the pair is discovered, they are tortured with a rendition of Vogon poetry, the third worst in the known Universe, and then thrown into space. They are, very improbably, picked up by the Heart of Gold, a ship powered by an infinite improbability drive, and has been stolen by Ford’s semi-cousin and President of the Galaxy, Zaphod Beeblebrox. He, accompanied by Trillian and the clinically depressed robot Marvin, is searching for the legendary planet of Magrathea, which had manufactured luxury planets. Ford is initially sceptical, but they do, in fact, find Magrathea.

The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy

There’s air in the magic

Vendredi, février 29th, 2008

Je ne sais pas si c’est à cause des brushings, des poses Abba le vent dans les cheveux, des vestes à épaulettes violettes ou des chaussures compensées, mais j’ai toujours porté une affection (certes singulière) pour la magie. Si le close-up (exercice de magie rapprochée -type magie de table- faisant appel à la dextérité) trouve mes faveurs, je n’en suis pas moins pantois lorsque j’assiste (sur une quelconque chaîne allemande par exemple) à un spectacle de grande illusion. La grande illusion, grosso merdo, c’est le truc à la David Copperfield: des chemises ouvertes, des chorégraphies façon ‘grande époque de FAME’, des spotlights dignes d’une discothèque de campagne, et des grands effets (disparition de la statue de la Liberté, apparition d’un tigre à la place d’une bimbo oxygénée, lévitation…), le tout posée sur une esthétique construite avant la tombée du mur de Berlin.

Les magiciens qui se spécialisent dans la grande illusion ne sont, généralement, pas aimés de leurs pairs. On leur reproche de s’en tenir à l’application de grands trucages, parfois fabriqués, parfois seulement achetés auprès d’inventeurs spécialisés (C’est un gros marché d’ailleurs. Certaines illusions se vendent à prix d’or). Sous le prétexte que, effectivement, quasiment tout le monde pourrait le faire (alors qu’une maîtrise correcte du close-up demande au minimum 10 ans d’une pratique assidue), sous la simple réserve de savoir lire un mode d’emploi, certains se font même désigner de ‘pousses-caisses’. Ce qui n’est vraiment pas très gentil, surtout lorsque l’on voit les trésors d’inventivité que déploient certains de ces saltimbanques.

Bref. Au-delà du kitsch, c’est un métier fondé sur le rêve, qui ne fait de mal à personne, donc qui a droit sinon à un minimum de respect, au moins à un dédain inoffensif. Aussi, quand j’ai réalisé que sur le net il y avait un nombre incroyable de petits malins s’amusant à dévoiler les secrets de fabrication, j’ai trouvé ça un peu naze. Pas parce que cela me prive du plaisir de la recherche du truc, mais parce que cela s’attaque directement au gagne-pain des illusionnistes les plus fragiles (ceux qui, contrairement à Copperfield, ont besoin de beaucoup d’années pour rentabiliser ne serait-ce qu’une illusion acquise à prix d’or, donc). Pour les blablateurs animés d’une curiosité malsaine, voilà un exemple d’émission russe qui a construit son succès uniquement là-dessus.

Mais ça, mon côté défenseur de la veuve et du brushing à paillettes, c’était jusqu’à ce qu’apparaisse une nouvelle génération de magiciens, beaucoup moins scrupuleux. Face à une concurrence acharnée, au dictat de l’image, à la force du buzz aussi, certains semblent prêts à tout pour acquérir, bon gré mal gré, un certain degré de notoriété.

Premier exemple criant: Chriss Angel. Attention, c’est du lourd: look à la The Crow, rimmel, crucifix et cheveux gras, il est même devenu un sujet d’argumentation pour nombre de sites ésotériques, qui voient en lui l’incarnation de la véracité de leurs vaseuses théories sur la parapsychologie (probablement inspirées de tel ou tel épisode de Buffy contre les vampires). Il faut dire que Chriss Angel est vaaachement fort. A partir d’ici je vous invite à regarder les liens au fur et à meusre pour comprendre l’argumentation. Chriss Angel, donc, vole et marche sur l’eau quand il fait beau. Il ne manquerait plus qu’il change l’eau en vin et on lui construirait des cathédrales. Si vous avez pris la peine de regarder les vidéos précédentes, vous aurez aisément compris que contrairement à la grande illusion d’antan, il n’hésite pas à faire appel à un faux public, à des complices, qui jouent (parfois très mal) les gens ébahis, mais voient forcément les dispositifs (ici hors-champ) qui le font voler. Et comme il n’en est pas à une supercherie près, il n’hésite pas non plus à recourir à des ‘freaks’ pour faire parler de lui. Cette femme coupée en deux en étant un exemple édifiant (mention spéciale aux spectatrices, à l’interprétation franchement ridicule).

Et vu que ça marche, qu’après tout à la télé on ne peut pas vérifier que les passants sont de bonne foi, allons-y. David Blaine, autre fossoyeur de la profession au regard ténébreux, s’est jeté dans la brèche, et s’est lui aussi notoirement illustré dans l’intervention en espace urbain, avec des figurants au moins aussi pitoyables que ceux de Chriss Angel. Démonstration ici, avec un tour de magie qui ne mériterait même pas de rentrer dans l’une de ces boites Gérard Majax que l’on trouve chez Auchan.

‘Mais où veut-il en venir avec sa chronique pourrie?’ Vous entends-je dire, tout en me réjouissant déjà que vous soyez allé déjà trop loin (c’est quoi après tout, 20mn de perdue dans une vie?) pour manquer la chute. Nous y voilà. C’est probablement au terme de ce même constat que certains petits malins se sont amusées à détourner cette logique du ‘faux magicien-faux complices’, pour en faire de petites saynètes d’une intelligence narrative prodigieuse. En voici une, clairement dédiée à David Blaine (partie 1 partie 2), vous en trouverez plein d’autres en fouillant. Ca m’a fait rire, mais peut-être que ça ne fera rire que moi (comme pour ce qu’il en est des vestes violettes à épaulettes très probablement). Maintenant regardez moi dans les yeux… respirez profondément… vous êtes calmes… tranquilles… et depuis 30 mn, vous aimez la magie. Tous à Vegas!

There’s magic in the air

Jeudi, juin 7th, 2007

Je ne sais pas si c’est à cause des brushings, des poses Abba le vent dans les cheveux, des vestes à épaulettes violettes ou des chaussures compensées, mais j’ai toujours porté une affection (certes singulière) pour la magie. Si le close-up (exercice de magie rapprochée -type magie de table- faisant appel à la dextérité) trouve mes faveurs, je n’en suis pas moins pantois lorsque j’assiste (sur une quelconque chaîne allemande par exemple) à un spectacle de grande illusion. La grande illusion, grosso merdo, c’est le truc à la David Copperfield: des chemises ouvertes, des chorégraphies façon ‘grande époque de FAME’, des spotlights dignes d’une discothèque de campagne, et des grands effets (disparition de la statue de la Liberté, apparition d’un tigre à la place d’une bimbo oxygénée, lévitation…), le tout posée sur une esthétique construite avant la tombée du mur de Berlin.

Les magiciens qui se spécialisent dans la grande illusion ne sont, généralement, pas aimés de leurs pairs. On leur reproche de s’en tenir à l’application de grands trucages, parfois fabriqués, parfois seulement achetés auprès d’inventeurs spécialisés (C’est un gros marché d’ailleurs. Certaines illusions se vendent à prix d’or). Sous le prétexte que, effectivement, quasiment tout le monde pourrait le faire (alors qu’une maîtrise correcte du close-up demande au minimum 10 ans d’une pratique assidue), sous la simple réserve de savoir lire un mode d’emploi, certains se font même désigner de ‘pousses-caisses’. Ce qui n’est vraiment pas très gentil, surtout lorsque l’on voit les trésors d’inventivité que déploient certains de ces saltimbanques.

Bref. Au-delà du kitsch, c’est un métier fondé sur le rêve, qui ne fait de mal à personne, donc qui a droit sinon à un minimum de respect, au moins à un dédain inoffensif. Aussi, quand j’ai réalisé que sur le net il y avait un nombre incroyable de petits malins s’amusant à dévoiler les secrets de fabrication, j’ai trouvé ça un peu naze. Pas parce que cela me prive du plaisir de la recherche du truc, mais parce que cela s’attaque directement au gagne-pain des illusionnistes les plus fragiles (ceux qui, contrairement à Copperfield, ont besoin de beaucoup d’années pour rentabiliser ne serait-ce qu’une illusion acquise à prix d’or, donc). Pour les blablateurs animés d’une curiosité malsaine, voilà un exemple d’émission russe qui a construit son succès uniquement là-dessus.

Mais ça, mon côté défenseur de la veuve et du brushing à paillettes, c’était jusqu’à ce qu’apparaisse une nouvelle génération de magiciens, beaucoup moins scrupuleux. Face à une concurrence acharnée, au dictat de l’image, à la force du buzz aussi, certains semblent prêts à tout pour acquérir, bon gré mal gré, un certain degré de notoriété.

Premier exemple criant: Chriss Angel. Attention, c’est du lourd: look à la The Crow, rimmel, crucifix et cheveux gras, il est même devenu un sujet d’argumentation pour nombre de sites ésotériques, qui voient en lui l’incarnation de la véracité de leurs vaseuses théories sur la parapsychologie (probablement inspirées de tel ou tel épisode de Buffy contre les vampires). Il faut dire que Chriss Angel est vaaachement fort. A partir d’ici je vous invite à regarder les liens au fur et à meusre pour comprendre l’argumentation. Chriss Angel, donc, vole et marche sur l’eau quand il fait beau. Il ne manquerait plus qu’il change l’eau en vin et on lui construirait des cathédrales. Si vous avez pris la peine de regarder les vidéos précédentes, vous aurez aisément compris que contrairement à la grande illusion d’antan, il n’hésite pas à faire appel à un faux public, à des complices, qui jouent (parfois très mal) les gens ébahis, mais voient forcément les dispositifs (ici hors-champ) qui le font voler. Et comme il n’en est pas à une supercherie près, il n’hésite pas non plus à recourir à des ‘freaks’ pour faire parler de lui. Cette femme coupée en deux en étant un exemple édifiant (mention spéciale aux spectatrices, à l’interprétation franchement ridicule).

Et vu que ça marche, qu’après tout à la télé on ne peut pas vérifier que les passants sont de bonne foi, allons-y. David Blaine, autre fossoyeur de la profession au regard ténébreux, s’est jeté dans la brèche, et s’est lui aussi notoirement illustré dans l’intervention en espace urbain, avec des figurants au moins aussi pitoyables que ceux de Chriss Angel. Démonstration ici, avec un tour de magie qui ne mériterait même pas de rentrer dans l’une de ces boites Gérard Majax que l’on trouve chez Auchan.

‘Mais où veut-il en venir avec sa chronique pourrie?’ Vous entends-je dire, tout en me réjouissant déjà que vous soyez allé déjà trop loin (c’est quoi après tout, 20mn de perdue dans une vie?) pour manquer la chute. Nous y voilà. C’est probablement au terme de ce même constat que certains petits malins se sont amusées à détourner cette logique du ‘faux magicien-faux complices’, pour en faire de petites saynètes d’une intelligence narrative prodigieuse. En voici une, clairement dédiée à David Blaine (partie 1 partie 2), vous en trouverez plein d’autres en fouillant. Ca m’a fait rire, mais peut-être que ça ne fera rire que moi (comme pour ce qu’il en est des vestes violettes à épaulettes très probablement). Maintenant regardez moi dans les yeux… respirez profondément… vous êtes calmes… tranquilles… et depuis 30 mn, vous aimez la magie. Tous à Vegas!

Plus fort que la fiction

Mardi, mai 15th, 2007

A traîner trop longtemps dans l’entourage de la Fédération Internationale du Film Fantastique (Thx and respect to Romain, Solveig, Stéphane, Duncan and pascale from Cinénygma –RIP-) on fini forcément par faire de drôles de rencontres. Dans ce petit monde qui m’était parfaitement étranger (mon seuil de tolérance à l’horreur se situant quelque part entre Ghostbusters et les Gonnies), j’ai notamment eu la chance de fraterniser joyeusement avec Magnus Paulsson (à gauche sur la photo).

Solide suédois à la gentillesse (et la descente) légendaires, il n’est pas que le maître à penser de l’excellent festival de Lund. Il développe parallèlement son activité de producteur, certains d’entre vous ayant peut être eu la chance de voir le documentaire John Howe: There and Back Again réalisé en 2004 autour du plus célèbre illustrateur de l’œuvre de Tolkien.

En 2006, il re-signait avec le réalisateur du documentaire sus-évoqué, Anders Banke (à adroite donc sur la photo, cqfd), mais pour un tout autre projet: Frostbiten (aka Frostbite) . Anders est, lui aussi, un personnage à part. Il parle couramment le russe (je crois), vagabonde régulièrement en Chine (j’en suis sûr), ce qui lui vaut quelques relations pour le moins uniques.

Est-ce à elles ou à l’originalité intrinsèque de Frostbiten –ou à la conjugaison des deux- que l’on trouve sa nomination dans le programme officiel du Festival international du film de Pyongyang? L’histoire ne le dit pas. A titre personnel, je me suis régalé devant cette histoire de vampires délogés des carcans habituels (Roumanie, Los Angeles ou NY) pour s’installer en Scandinavie. Je plaide donc pour l’originalité. Des vampires dans la neige? Un régal plastique et formel.

Bref. Là où ça devient amusant, pour ceux qui connaissent la légendaire ouverture d’esprit de la Corée du Nord, c’est de s’entendre narrer l’avant-première du film. Imaginez une salle bondée, des gens qui s’apprêtent, pour la première fois dans leur grande majorité, à découvrir un film ‘d’horreur’ (un contexte psychanalytique unique au monde depuis, probablement, la caverne de Platon). Horreur, un bien grand mot vu d’ici, mais une expérience très nouvelle pour eux. Certes, il y avait également, à l’affiche, La marche de l’empereur, Shaolin Soccer… une approche donc de l’abstraction (dans un pays où tout est ‘officiel’ et doit être perçu comme tel) qui tient déjà de la révolution, mais qui ne tient pas la comparaison face à Frostbiten.

Bref. Le film démarre, Magnus et Anders sont alors fascinés par les réactions de terreur et d’empathie du public. Fascinés ou inquiets? Fascinés certainement, lorsque des ados prenant des drogues douces à l’écran entraînent un ballet de mimiques réprobatrices dans la salle. Inquiets probablement lorsqu’à l’issue du film, il faudra de très, très longues minutes pour déloger, par exemple, une spectatrice littéralement vissée à son siège, horrifiée jusqu’aux os.

Le debrief du film fut, lui aussi, particulièrement étonnant. Ainsi, un spectateur s’approche d’Anders, le félicite, puis l’interroge, le plus sérieusement du monde sur la cohabitation humains-vampires. Il faudra quelques instants pour qu’Anders et Magnus ne réalisent que le film a été, pour certains, appréhendé comme un ‘docu’. Charge à eux, donc, d’expliquer la notion de fiction, que les vampires n’existent pas, etc etc etc.

Des anecdotes comme celles là, Magnus et Anders en ont collectionné des tonnes. A vrai dire, il semble qu’une balade à Pyongyang suffise à écrire un roman aux contours surréalistes. Ainsi, un soir, ont-ils été ‘sommés’ de descendre dans le hall de l’hôtel pour une destination inconnue. Les voilà embarqués dans un bus militaire, encadrés, installés seuls tout au fond. Ils se marrent, profitent de la balade dans la capitale (dont seuls sont éclairés les monuments à la gloire du pouvoir), jusqu’à ce que le bus sorte des axes principaux et n’emprunte un petit sentier cabossé, exempt de tout éclairage. Là, ils se marrent moins, se voient déjà rayé des statistiques, enterrés grossièrement sur un vulgaire bas-côté… mais ils arrivent finalement dans un complexe hôtelier au milieu de nulle part. Ils se retrouvent à la table officielle de différents ministres, dont un qu’ils désigneront de ‘Ministre de la Vérité’. Les fans de 1984 apprécieront. La suite vaut son pesant de cacahuètes, c’est à grands renforts d’interprètes qu’ils se retrouvent enrôlés dans une sévère dégustation de vodka. Grossière erreur de la part des nord-coréens, qui auraient mieux fait de se renseigner sur la capacité d’absorbion du scandinave de base.

De ce séjour ils ont (exploit suprême, lorsque l’on connaît les procédures douanières) rapporté un nombre incroyable de clichés. Je ne vous cache pas que j’espèrais illustrer cette chronique de quelques photos. Seul problème, ils accumulent, depuis, les mésaventures.

La première est pour le moins originale. Au départ de la Corée, ils déposent les bobines du film (35 mm) dans une valise diplomatique. A l’arrivée… le film dans la valise n’était plus le même (si quelqu’un peut m’expliquer comment cela peut arriver dans une valise diplomatique, je prends). Ce qui valut aux organisateurs de Cinénygma quelques frayeurs, le film étant entre autres destinés à être projeté lors de la dernière (sic) édition du festival luxembourgeois (ça aussi, c’est une autre histoire).

La dernière anecdote en date n’est pas mal non plus. Lors d’un retour de tournage en Russie, Anders s’est fait arrêter à la frontière. Inspection scrupuleuse du matériel, déballage scientifique… et les douaniers d’affirmer que leur «American UltraCam» est marquée par une sérieuse radioactivité. Je vous laisse imaginer le reste, Magnus vient d’emprunter un «giger meter» pour checker l’ensemble du matériel. J’imagine qu’ils vont également se prêter à des examens médicaux, ce qui, je le concède volontiers, peut sembler prioritaire par rapport à l’envoi de photos, même pour blablabla.

Mais je ne désespère pas pour autant de pouvoir, un jour ou l’autre, relayer quelques unes de ces photos extirpées du quotidien en Corée du Nord. A suivre donc.

Photo: Magnus et Anders, Cinénygma 2006

pimp my space with glittertools

Samedi, mai 12th, 2007

my space is for loosers, ce n’est pas seulement après raftside quand connait la chanson, mais pendant ma traditionnelle “web update weekend edition” je suis tombé sur le comble du mauvais goût pour myspace users débiles: http://www.glittertools.com

C’est arrivé près de chez vous

Lundi, mai 7th, 2007

La Lorraine, c’est bien connu, est un vivier inépuisable d’agitateurs de tout poil. En enfilade de Denis Robert, personnage particulièrement apprécié sous nos douces latitudes, sommeille notamment une horde d’illustrateurs énervés, de caricaturistes sanguins et/ou talentueux. Lefred Thouron, Remi Malingrey, Dylan Pelot, Diego Aranega… Que vous lisiez Le Canard Enchaîné, Charlie hebdo, Fluide Glacial ou même Elle (hehe), nous n’avez pu échapper à leurs faits d’armes. A cette liste, loin d’être exhaustive, il faut absolument ajouter Yan Lindingre, que j’adore à titre personnel, autant pour sa collaboration redoutable avec Manu Larcenet (Chez Francisque, formidable pamphlet contre le racisme ordinaire de bar-pmu) que pour ses créations personnelles, dont Titine, femme-cochon à la douce beaufitude. C’est précisément une planche de Titine qui vaut actuellement à Yan Lindingre un drôle de procès, ce prof des Beaux-Arts de Metz venant, la semaine dernière, de se voir retirer son droit à l’enseignement, le directeur du présent établissement et une enseignante s’étant sentis visés par certaines caricatures d’une récente publication. On peut discuter longtemps du bon goût de la dite-caricature (je vous laisse juger via le lien ci-dessous) mais certains faits restent incontestables. Lindingre est un scénariste et un auteur particulièrement doué, particulièrement apprécié aussi de ses élèves. Aussi, le savoir proprement jeté des Beaux-Arts au terme d’un procès en diffamation très Stalinien me fout un peu hors de moi. Pour suivre l’affaire et vous faire une opinion, rendez-vous ici: http://soutienlindingre.blogspot.com

un an

Lundi, avril 2nd, 2007

de trouvailles, d’étonnement, de fragments d’info, de hypes amusants mais vraisemblablement pour la majorité avortés. un an que running man se crêve le cul à coups de Shft+Ctrl+U (pomme truc U?).

un an pour “convaincre” un public difficile car fénéant (overbooké) et timide (passé la trentaine sait-on encore départager le cool du pas cool?)

keep on blogging in the free world

réflexion orientationniste

Mardi, juillet 11th, 2006

le photoreportage prometteur du rolling stone de l’éditeur m’a fait penser à autre chose, une réflexion qui provient de quand j’étais petit, un truc qui m’a toujours dérouté, quand j’étais avec ma mère en voiture en ville. Ca date du temps où étant gosse, on apprend à connaitre sa ville, on commence à relier les différents points familiers et à se créer sa carte mentale de son environnement.

Bon en pratique, toi et moi, nous sommes en voiture, et, attention, là, ça devient très concret, je te demande de ne pas prendre de carte et de te représenter dans ta tête le trajet que nous allons faire ensemble. Nous sommes à Luxembourg-Ville (désolé pour les Belges), notre trajet débute au rond-point Schumann (Neien Theater um Glacis); Nous prenons l’avenue de la Porte Neuve et nous nous dirigeons vers le centre ville ; nous longeons en ligne droite la Kinnekswiiss, et arrivons Boulevard Royal. Là, virage à droite toute, passons l’hôtel Royal, et au niveau de la banque de Luxembourg, virage à gauche. On descend droit vers le prochain carrefour et on tourne à droite vers l’avenue Emile Reuter. On se dirige donc en ligne droite vers la place de l’étoile. Juste avant, nous tournons à gauche et nous prenons le Boulevard Joseph II, puis le Boulevard de la Foire, et roulons à peu près tout droit, pour finalement rejoindre notre point de départ, le rond-point Schumann.

Tout le trajet que nous venons de faire me semble être constitué de routes à peu près droites et de virages à plus ou moins 90 degrés. Voila. Bien, bien, bien. Sauf que si nous mettons notre petit trajet à plat sur papier tel que nous l’avons fait, alors les rues des départ et d’arrivée (Avenue de la Porte Neuve, Boulevard de la Foire) sont à peu près parallèles et ne peuvent pas se croiser, ce quelles font pourtant en réalité, même qu’elles sont perpendiculaires, salopes.

Maintenant, ceux d’entre vous qui peuvent avec certitude me dire où je me trompe sans prendre de carte me jettent le premier pavé. Pour ma part, je dois à chaque fois reprendre la carte de la ville pour comprendre où je me goure. Esprit trop carré…

Vert et rouge contre vert de rage

Jeudi, juin 29th, 2006

Toujours à propos des drapeaux aux fenêtres, des éditos sanglants et de la controverse dont on parle beaucoup jusqu’au Portugal (dans les quotidiens nationaux et les chaînes de TV publiques). Le Luxembourg est pointé du doigt pour l’hostilité déclarée de certains éditorialistes à propos d’un prétendu nationalisme des Portugais installés sous ses frontières, d’un déni du pays d’accueil via ces drapeaux aux fenêtres… bla, bla bla…

Bref. Un copain au joli nom à rallonge m’a juste rappelé hier soir que cette initiative revient en fait au sélectionneur Luís Filipe Scolari qui, pendant l´Euro 2004, a demandé aux portugais de mettre à chaque fenêtre le drapeau national. Voilà la véritable origine du truc. Rien à voir donc avec un je ne sais quel ultranationalisme méprisant.

Le débat est pourtant intéressant, il pourrait même finir par se retourner contre ces prétendus défenseurs de l’identité nationale. Si quelqu’un en a d’ailleurs la définition et les contours, je prends volontiers. Je ne suis pas plus portugais que fan de foot, mais j’avoue que tout ceci commence à bien me plaire.

Marble madness

Lundi, juin 26th, 2006

Vous la connaissez tous, la grosse boule en pierre, l’attraction touristique numéro deux du Luxembourg. Je passe à côté tous les jours et récemment m’est venu une idée assez amusante. Immaginez que cette boule quitte son socle. Vous voyez ou je veux en venir. Il faudrait peut être l’aider un peu.

Avec une densité de 2800kg/m3 et un volume de 1,5m3 elle pèse environ 4 tonnes. Avec quelques muscles et un bras de levier intelligent il y a donc moyen de la faire sortir du creux de 24cm qui la tient.

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Une fois la boule sortie de son socle elle prendra naturellement la ligne de plus grande pente. J’ai mesuré, elle passe à travers les deux poteaux. Bon, je pense que c’est aussi le moment ou nous on se casse.

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Elle peut donc prendre le boulevard Royal en sens inverse. C’est là qu’elle va devoir faire un choix.

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Dans le cas N°1 elle vire à droite vers le tunnel. Ceci est surtout le cas si elle heurte le mur de la banque nationale ou une voiture venant de la côte d’Eich.

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Dans ce cas une pénétration du tunel est fort probable car celui-ci est cerné par de gros murs de chaque côté qui guident la boule vers l’intérieur. J’aime bien l’idée que la boule va alors faire des va et viens dans le centre du tunel jusqu’à ce que elle s’imobile.

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La variante N°2 me parrait pourtant plus spectaculaire.

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Il est fort probable que la boule va prendre direction côte d’Eich car l’inclinaison de la route penche pour cette hypothèse.

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Une fois lancée sur cette trajectoire ça va aller vite, très vite!

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D’après mes calculs, une fois le pont rouge passé la boule peut atteindre les 112km/h.

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Et on continue…

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Et nous voilà arrivé a notre destination. Impossible de prévoir avec précision où elle va frapper.

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Mais les paris sont ouverts…

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Pour ma part je mise sur ce petit restaurant.

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On fait ça quand?